S’il nous était donné la possibilité de désigner l’homme du match Maroc -Mali (1-1), comptant pour la 2e journée de la poule A de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), ça serait sans nul doute, l’arbitre camerounais Abdoul Miferi.
L’arbitre, l’homme du match
Âgé de 29 ans, Abdoul Miferi est le plus jeune arbitre de cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Il a eu l’onction de la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), pour diriger cette rencontre tant attendue et redoutée entre le Maroc et le Mali. L’enjeu de la rencontre était pourtant énorme : le Maroc, pays organisateur, avait la lourde responsabilité de vite assurer sa qualification au second tour et une première place de groupe, alors que le Mali n’avait pas droit à l’erreur, au risque de compromettre ses chances de qualifications au second tour de la compétition.
Malgré son jeune âge, Abdoul Miferi n’a pas tremblé et a fait montre d’une expérience notable en matière d’appréciation des actions en prenant des décisions courageuses et justes.
Après avoir été mobilisé en tant que quatrième arbitre lors de l’opposition de la Tunisie à l’Ouganda, il faisait son baptême de feu, lors de cette affiche stratégique entre le Maroc et le Mali. Une partie pendant laquelle il a été à nos yeux, le seul athlète qui a su tirer son épingle du jeu. Les deux sélections desquelles, on attendait une prestation de haute voltige, nous ont offert un spectacle soporifique.
Un nul et une qualification en suspens
Ce palpitant choc du groupe B qui a tenu en haleine de milliers de spectateurs parmi lesquels l’enfant de Boundy, Kylian M’Bappé, n’a tourné à l’avantage d’aucune des deux équipes. Les deux protagonistes devront attendre le 3e et dernier match des phases de poules pour s’assurer du ticket pour les 1/8e de finale. Les poulains de Walid Regragui ont néanmoins pour eux, une petite marge de manœuvre. Totalisant 4 points en deux matchs, ils peuvent se qualifier, même si leur prochain match sera face à la Zambie qui alternent le bon et mauvais pas.
Quant aux Maliens, ils totalisent deux petits points en autant de matchs. Une performance en deçà des espoirs placés en eux par leurs supporters. Face aux Comoriens, difficiles à manœuvrer malgré leur défaite face aux Marocains, les « Aigles » du Mali devront faire montre d’un autre visage que celui qu’ils ont présenté jusqu’ici. C’est à ce seul prix qu’ils pourront envisager d’atteindre le cap du second tour.
L’Égypte, à dix, résiste à l’Afrique du Sud
Grâce à un penalty de sa vedette, Mo Salah, l’Egypte a décroché une courte mais ô combien précieuse victoire (1-0) face à une vaillante et combative équipe sud-africaine, dans son deuxième match de la compétition.
Une victoire acquise dans la douleur et la résilience, dans la mesure où, les Egyptiens ont évolué à 10 toute la seconde période après que Mohamed Hany se soit rendu coupable d’une semelle synonyme de deuxième carton jaune et d’exclusion.
Un penalty tout à fait justifié
Dominateurs de la seconde période, les Bafanas Bafanas ont multiplié les offensives les unes après les autres, toute enrayées par l’excellent gardien El-Shenawy.
Mais à la 88e minute, le défenseur Ibrahim se jette dans un ultime geste de secours et va contrer de la main, la frappe de Mokoena. Une main bien évidente qui n’a pas convaincu l’arbitre burundais, Pacifique Ndabihawenimana. Et ce après avoir été rappelé par la VAR. Ni coup franc, ni penalty pour les Sud-africains, qui sont ainsi privés d’une réelle et nette occasion de revenir au score.
Au bout d’un temps additionnel interminable de plus de 11 minutes, l’Égypte résiste et tient bon jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Et devient le premier pays qualifié au second tour.
Arbitrage de plus en plus décrié
La prestation de l’arbitre Burundais Pacifique Ndabihawenimana vient remettre au goût du jour, le niveau de l’arbitrage africain. Surtout que sa prestation intervient dans un contexte où la prestation des hommes en noir est particulièrement scrutée, tamisée et analysée tant par les staffs techniques que par les supporters, au regard de l’enjeu sportif et de la forte pression entourant les matchs des sélections favorites du tournoi.
Il appartient donc à la Confédération africaine de football (CAF) de travailler à redorer le blason de son corps arbitral au moment où les soupçons les plus loufoques qui stipulent que les pays organisateurs ainsi que certaines grandes nations du foot sur l’échiquier continental, ont toujours eu un coup de pouce de l’arbitre, deviennent de plus en plus virales et font couler beaucoup d’encre et de salive.
FGB/fd
Voulez-vous réagir à cet article ou nous signaler une erreur ? Envoyez-nous un message à info(at)ouestaf.com.


