Ouestafnews – Contrat de 91 milliards de F CFA. Promesse d’électrification de centaines de villages. Acteurs publics et privés désormais à couteaux tirés. Procédures administratives et batailles judiciaires. L’affaire « Aser-Aee Power » est devenue un dossier très controversé qui retient en haleine le public sénégalais.
Derrière les accusations, les contre-accusations et les prises de position politique, que s’est-il réellement passé ? Dans cette enquête en trois volets, Ouestaf News tente de reconstituer, à partir des documents disponibles et des faits établis, un dossier où s’enlise un projet pourtant ambitieux.
La première partie revient sur les principaux acteurs du dossier et sur leurs rôles respectifs. L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), bras de l’État sénégalais ; Aee Power Sénégal, présenté comme l’initiateur du projet ; Aee Power EPC, société espagnole signataire du marché.
Ensuite viennent les autres acteurs : Banco Santander (Espagne), la Compagnie espagnole d’Assurance-Crédit à l’Exportation (Cesce), la Société nationale d’Assurance du Crédit et du Cautionnement (Sonac, Sénégal).
Tous apparaissent dans ce montage complexe, à la croisée du public et du privé, du national et de l’international qui a conduit à la saisine de l’Autorité de Régulation de la Commande publique (Arcop) et de la justice pour une affaire qui n’est toujours pas tranchée.
La deuxième partie remonte à l’origine des contentieux, parce qu’il y en a plusieurs. Elle revient sur l’origine du contrat, les relations conflictuelles entre les parties et le basculement progressif vers l’affrontement. Accusations de faux documents, soupçons de surfacturation, querelles sur la répartition des parts, évolution inexpliquée du nombre de villages à électrifier, renégociation du marché et exclusion du partenaire local sénégalais : la deuxième partie reviendra sur tous ces différends qui ont fini par ralentir un projet d’intérêt public.
La troisième partie suit, enfin, le glissement du dossier vers un imbroglio politico-juridico-administratif. Suspension des décaissement, débat sur la validité des garanties, le flou autour de l’avance de 37 milliards de F CFA, les interventions de l’Arcop, les décisions judiciaires, recours devant la Cour suprême et enfin la politisation. Bonne lecture.
- Éditorial : une lecture par les faits
- Première partie : cartographie des acteurs autour du dossier
- Deuxième partie : à l’origine du contentieux (à paraître le 29 avril 2026)
- Troisième partie : l’imbroglio politico-juridico-administratif (à paraître le 6 mai 2026)
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